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Événement

Identités, identifications, jouissance : quel choix dans la sexuation ?

Après-midi d'études de la Section Clinique Paris IdF
293048502_2253455274808921_3292677605904418072_n

17 septembre 2022

au 17 juillet 2022

Identités, identifications, jouissance : quel choix dans la sexuation ? 
Dans l’orientation lacanienne, la sexuation est un produit des signifiants définis à partir de leur différence, laquelle différence est toujours établie à partir de l’Autre du langage. La sexuation serait donc une attribution qui vient de l’Autre, et qui nécessite du consentement du sujet pour être effective. « Ainsi, attribution de l’Autre et consentement du sujet, sont les fils qui nouent l’opération symbolique que nous appelons sexuation »[1].
Cela étant dit   la sexuation et la différence des sexes trouvent leurs racines dans le réel.
L’énoncé lacanien » il n’y a pas de rapport sexuel « est une conséquence de cet enracinement dans le réel du rapport différentiel entre les sexes. La non-existence du rapport sexuel n’efface pas pour autant la différence, mais la soustrait du réel pour la loger dans le registre du symbolique sous les termes d’un non-rapport. 
Rappelons que le mythe du complexe d’Œdipe est un système symbolique qui distribue des places qui permettent de donner une identification sexuée, étant donné l’impossibilité de soutenir une identité préalable dans le réel. 
Lacan lui, ira au-delà de l’Œdipe pour fonder une logique de la sexuation sans recours à la biologie mais pas non plus à la dimension culturelle comme étant différente à celle de la nature, en tout cas pour ces questions.
Lacan considère le terme sexuation dans un tout autre sens que celui d’identité sexuelle ou genre. 
Le long chemin de la sexuation implique non seulement l’adoption des identifications de la part de l’être parlant mais aussi des choix de jouissance qui s’établissent à partir des bonnes et de mauvaises rencontres. Ces choix se négocient avec les déterminations qui le structurent comme être sexué à partir du désir de l’Autre, désir qui reste inconscient et qu’une analyse permet de déchiffrer. Les identités sexuelles revendiquées aujourd’hui, s’en éloignent car elles sont fondées sur une imaginarisation de la jouissance que le terme de « jouissance sexuelle »[2] suppose. L’identité – terme opposé à celui de sujet car il nie les déterminations agissantes sur lui – peut néanmoins fonctionner comme une suppléance, voire un sinthome pour un individu. 
C’est ce large éventail clinique que cet après-midi se consacrera à étudier. 

[1] Bassols, M. « Fundamentos de la sexuación en Lacan ». Lacan hispano  Ed. Grama. Buenos Aires . 2022. p 409.
[2] Lacan, J. Le Séminaire XIX …ou Pire. Texte établi par Jacques-Alain Miller. Ed. du Seuil. Paris. 2011. P. 173. 

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